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Stratégies régionales multipartites pour éradiquer la violence numérique fondée sur le genre

24 septembre 2026 | Activité

Crédit photo : Juan Manuel Herrera/OEA

La violence numérique à l’égard des femmes constitue un défi croissant pour les démocraties : faire en sorte que les espaces numériques soient des environnements sûrs pour la participation, l’expression et l’exercice des droits représente une responsabilité partagée par une diversité d’acteurs, notamment les gouvernements, les parlements, les spécialistes, les militantes et militants, les organisations de la société civile et les intermédiaires d’Internet. Il s’agit de promouvoir une gouvernance numérique inclusive fondée sur la participation active, la responsabilité partagée et la corégulation entre les multiples parties prenantes.

Il est particulièrement complexe de s’attaquer à ce phénomène, car l’environnement numérique évolue constamment et rapidement, tout comme les diverses formes que prend la violence facilitée par la technologie. Le harcèlement et l’intimidation, les attaques coordonnées, les discours haineux, les campagnes de désinformation, la production de faux contenus, les menaces et la diffusion de renseignements personnels sans consentement n’en sont que quelques exemples.

Étant donné qu’il est essentiel de poursuivre les efforts visant à prévenir, combattre, sanctionner et éradiquer la violence numérique à l’égard des femmes – ainsi que le besoin de renforcer les cadres normatifs, institutionnels et de coopération à cette fin – ParlAmericas a participé, à Washington, D.C., à l’événement public de haut niveau intitulé « Vers la mise en œuvre effective de la Loi type interaméricaine visant à prévenir, sanctionner et éradiquer la violence numérique à l’égard des femmes : élaboration participative du Guide pratique à l’intention des intermédiaires d’Internet », organisé conjointement par le Mécanisme de suivi de la Convention de Belém do Pará (OEA-MESECVI) et ONU Femmes, à Washington, D.C.

Au cours de son intervention, l’honorable représentante Catherine Juvinao de la Colombie, vice-présidente pour l’Amérique du Sud du Réseau pour un parlement ouvert de ParlAmericas, a abordé les défis liés à la transposition des normes de la Loi type interaméricaine dans les législations nationales. Elle a également souligné que la violence numérique fondée sur le genre a des conséquences particulièrement graves pour les femmes en politique : elle porte non seulement atteinte à leurs droits individuels, mais cherche aussi à décourager leur présence et leur leadership dans les espaces décisionnels. Lors de la table ronde, les participantes ont examiné les répercussions concrètes de la violence numérique, notamment les coûts émotionnels et les atteintes à la réputation et à la sécurité personnelle, qui peuvent limiter la participation publique des femmes, nuire à l’exercice de leurs fonctions et dissuader d’autres femmes de s’engager dans la vie publique.

Dans son intervention, la représentante Juvinao a insisté sur l’importance d’établir des cadres de coopération régionale et sur le rôle des parlements en tant qu’espaces pluralistes de prise de décision. Dans cette optique, elle a souligné le rôle de ParlAmericas comme plateforme permettant de canaliser et de promouvoir le dialogue parlementaire sur cette question dans la région.

Les échanges ont réuni des dirigeantes de gouvernements et d’organisations internationales, notamment Luz Patricia Mejía Guerrero, secrétaire technique du MESECVI, et Alejandra Mora Mora, secrétaire de la Commission interaméricaine des femmes (CIM-OEA), ainsi que des spécialistes et des représentantes et représentants de la société civile et des intermédiaires d’Internet. Les discussions ont mis en évidence le rôle de la Loi type en tant qu’outil normatif, politique et pédagogique destiné à guider l’harmonisation de la législation, l’élaboration de politiques publiques et l’action diligente des systèmes de justice. Elles ont également souligné que la coopération entre États, la responsabilité partagée du secteur privé et le renforcement des capacités institutionnelles et communautaires sont essentiels pour protéger et garantir le droit de toutes les femmes et de toutes les filles à une vie sans violence, y compris dans les espaces numériques.

Crédit photo : Juan Manuel Herrera/OEA